La mécanique burn out. Je suis débordé donc je ne suis plus

A la reconquête du temps

Où cours-je ? Dans quel état j’erre ?…

Et si donc nous prenions tous le temps de nous arrêter ? Si au lieu de questionner l’effondrement des burn-outés qui brûlent de l’intérieur,

avec un corps qui brutalement, un jour,  dit « stop »
une mémoire qui fait reseat,
une décompensation et un effondrement spectaculaires

si donc nous prenions tous le temps de faire une pause  ?

Coach, je me tiens à votre disposition pour vous le faire tester avec succès et sérénité.

Sommaire

  • Pause
  • Extraits choisis de la Revue Projet
  • Je suis débordé donc je suis ?
  • A la renconquête du temps, des articles à savourer
  • Qui suis-je ? Mes souvenirs ou mes expériences ?
  • La mécanique du burn out, le documentaire : une étrange St Valentin…
  • En dehors du travail point de salut ? Le débat
  • La philosophie comme sagesse de vie
  • Vivre avec ses 5 sens pour ne plus vivre insensé
  • Du bon usage de la lenteur, pour poursuivre la réflexion

Pause

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Un remarquable numéro de la revue projet nous interpelle : l’inventivité humaine ne cesse de nous faire gagner du temps. Pourtant, nous n’avons jamais été aussi débordés. L’impression de vivre intensément peut être grisante. Mais après quoi court-on, au juste ? Nos liens sociaux, notre démocratie, notre environnement peuvent-ils supporter notre boulimie ?

Je suis débordé donc je suis ?

Extraits choisis de la Revue Projet

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«  Le slogan de la compagnie aérienne Lufthansa résume la promesse alléchante de notre modernité : intensifier nos vies, étancher notre immense soif de découvertes et d’expériences, mettre le monde à notre portée. Avoir sous la main, à tout instant, ses proches, son travail, et toute l’information, toute la musique, tout le cinéma du monde. »

 

téléchargement (1)« Mais cette promesse est mensongère. Pour intensifier ses heures au travail, on rogne sur de précieux moments d’échange informel (cf. C. Degueil et al.), quand on ne laisse pas le travail envahir toute sa vie (cf. T. Coutrot), telle une addiction (cf. B. Vidaillet).»

« Avec l’accélération de nos rythmes de vie, nous risquons de ne plus voir le monde alentour. Là réside le principal danger. Parfois grisante pour l’individu, l’accélération a un redoutable pouvoir d’étourdissement collectif. »

« Il est des jours où l’on coupe, c’est heureux. Mais dans nos marches en montagne, nos jours sans portable, nos retraites, cherche-t-on à s’affranchir de l’accélération, ou à recharger nos batteries pour mieux y replonger ?

«Mais la reconquête du temps suppose aussi de renverser la dictature du court terme. Une révolution éminemment politique. »

A la reconquête du temps, des articles à savourer

Comprendre notre mémoire pour mieux vivre le temps

L’énigme de la mémoire et de l’expérience

Un spécialiste de la mémoire, Daniel Kahnemanpsychologue et économiste américano-israélien, professeur à l’université de Princeton, lauréat du Prix Nobel d’économie en 2002 pour ses travaux fondateurs sur la théorie des perspectives et  la finance comportementale, est aussi connu pour ses travaux sur l’économie du bonheur.

Pour mieux comprendre son approche du temps, voici quelques extraits de son témoignage TED, qui mérite la peine d’être regardé.

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A travers des exemples allant des vacances à la coloscopie, Daniel Kahneman, précurseur de l’économie comportementale, explique comment notre « moi de l’expérience » et notre « moi du souvenir » perçoivent le bonheur de façon différente.

Ces nouvelles perspectives ont d’importantes répercussions sur les sciences économiques, les politiques publiques, mais également sur notre propre conscience de nous-mêmes, qu’il décrit ainsi :

Le « moi de l’expérience » vit sa vie dans la continuité. Il enchaîne les expériences, les unes après les autres. Et si vous demandez ce qui arrive à ces moments, la réponse est assez directe: Ils sont perdus à jamais. Au final, nous avons notre « moi du souvenir » et notre « moi de l’expérience », et ils sont vraiment assez différents. La plus grande différence entre eux, c’est la perception du temps.

  • Du point de vue de votre « moi de l’expérience », si vous êtes en vacances, et que la deuxième semaine se passe aussi bien que la première, alors ces deux semaines de vacances seront deux fois meilleures qu’une seule semaine.
  • Ce n’est pas du tout comme ça que ça se passe pour notre « moi du souvenir ». Pour lui, des vacances de deux semaines, ce sera à peine mieux qu’une seule semaine parce qu’aucun souvenir n’est ajouté. Vous n’avez pas changé l’histoire. Vu de cet angle, le temps est en fait la variable capitale qui distingue notre « moi du souvenir » de notre « moi de l’expérience ». Le temps n’a que peu d’impact sur cette histoire.

Qui suis-je ? Mes souvenirs ou mes expériences ?

« Nous ne pouvons que percevoir nous et les autres en deux entités bien distinctes.

  •  Il y a un moi qui expérimente [dans l’instant], qui se vit dans le présent et connait le présent, il est capable de revivre le passé, mais, essentiellement,tout ce qu’il a, c’est le présent.
    • Cet être qui expérimente, c’est quand le médecin demande, 
    • « Ça fait mal si je vous touche là? » 
  • Et puis, il y a le moi qui se souvient, celui qui tient les comptes et sauvegarde l’histoire de notre vie,
    • c’est lui dont le médecin s’approche et à qui il demande: 
    • Comment vous sentiez-vous ces derniers jours? » 
    • « Comment s’est passé votre séjour en Albanie? », ou des choses du genre. 

Ces deux entités sont très différentes, le moi de l’expérience et le moi du souvenir, et les confondre est une des sources du problème dans la notion de bonheur.

  • Donc, le « moi de l’expérience » vit sa vie dans la continuité. Il enchaîne les expériences, les unes après les autres.
  • Le moi du souvenir est un raconteur d’histoires. (…)  C’est notre mémoire qui nous raconte des histoires, en fait, ce que nous retenons de notre vécu est une histoire. » 

Un exemple

  • Quelqu’un écoute une symphonie, elle est fabuleuse, et tout à la fin, il y a un horrible son strident. Il dit que ça gâche toute l’expérience. 
  • Mais non! Ce sont les souvenirs de l’expérience qui ont été gâchés. 
  • Il a vécu cette expérience. Il a eu 20 minutes de musique fantastique. 
  • Mais elles n’ont plus aucune valeur, parce que ce qui lui reste, c’est un souvenir fichu..

Mais revenons à nos moutons. Comment ne pas vivre débordé et burn-outé?

La mécanique du burn out, le documentaire

Le documentaire diffusé le 14/02/2018 sur France 2 nous met en garde…

« Le burn-out n’a pas d’existence médicale. Il s’agit d’une dépression, particulièrement brutale. L’ampleur du phénomène est cependant devenue révélatrice : notre rapport au travail a évolué, comme les méthodes de management et les organisations des entreprises. À tel point que la souffrance psychique est devenue le premier motif de consultations du réseau Souffrance au travail en France. Pour comprendre cet effondrement professionnel mais également personnel, Elsa Fayner, réalisatrice du documentaire, a choisi d’écouter celles et ceux qui l’ont éprouvé dans leur chair, au plus près de leur parole, au plus sensible de leur histoire. Cinq personnes témoignent – une cadre bancaire, un cuisinier, une assistante sociale, un travailleur humanitaire et un berger – dont les propos sont étayés par les analyses de sociologues et de psychologues afin de mieux comprendre l’origine, les étapes et les caractéristiques de ce mal au nom nouveau. Un film d’Elsa Fayner »

mecanique-burn-out_France5A trop et mal travailler, ne passe-t-on pas à côté de sa vraie vie ? La date choisie de diffusion du documentaire, jour de St Valentin, est-elle une alerte pour nous appeler à ne pas passer à côté de nos proches ?

« J’étais une machine de guerre…

Nous allons vous faire grandir, nous promettent les entreprises soucieuses d’appartenance, reconnaissance, émulation… jusqu’à ce qu’un jour les règles du jeu changent et abusent de vous…

J’ai vieilli prématurément… Après ma chute, j’ai dormi, mangé… j’avais un appétit d’ogre. Mais le temps de la reconstruction reste long, beaucoup plus que un ou deux mois… Face à notre angoisse de vide existentiel, on s’agite, on s’agite… »

En dehors du travail point de salut ?

Un débat animé par Marina Carrère d’Encausse a permis de décrypter le documentaire avec

  • Caroline Gleize-Chevallier, témoin coach, mère de quatre enfants, victime de l’engrenage qui l’a menée au burn-out,
  • Emmanuelle Anizon, journaliste à l’Obs, co-auteure de « Mon travail me tue : burn-out, pourquoi nous craquons tous ? » (Éditions Flammarion)
  • Marie Pezé, psychologue, spécialiste de la souffrance au travail.
  • le Dr François Baumann, médecin généraliste, fondateur de la Société de Formation Thérapeutique du médecin Généraliste (SFTG).

Un conseil simple : prévenir plutôt que guérir

  • Quand il n’y a plus de séparation entre vie professionnelle, personnelle et sociale, l’envie de réussir et développer son potentiel et son énergie nous met en danger.
  • « Je n’ai pas écouté mon corps et les signaux d’alerte. Mon mari n’a rien compris, mes enfants  et moi non plus : je suis forte, et je suis devenue une loque. »

Si vous vous reconnaissez dans ces symptômes, allez voir ceux qui s’occupent du travail, prenez rendez-vous avec le médecin du travail. La conflictualité de notre pays, nous dit Marie Peze, à vouloir trop chercher à qui imputer les reponsabilités,empêche la prévention primaire.

La philosophie comme sagesse de vie

Voir ce qui est sous nos yeux

« Il y a longtemps que l’on sait que le rôle de la philosophie n’est pas de découvrir ce qui est caché, mais de rendre visible ce qui est précisément visible, c’est-à-dire de faire apparaître ce qui est si proche, ce qui est si immédiat, ce qui est si intimement lié à nous-mêmes qu’à cause de cela nous ne le percevons pas. Alors que le rôle de la science est de faire connaître ce que nous ne voyons pas, le rôle de la philosophie est de faire voir ce que nous voyons. » Foucault

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Pour ne plus vivre dé-bordé mais bien en nous, la philosophie n’est pas un prêt à penser mais un réel art de vivre, de goûter, de regarder.

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Vivre avec ses 5 sens pour ne plus vivre insensé

Un voisin commentant mon livre « un lit de promesse, entre amour et amitié », me le résumait comme approche du monde  avec ses 5 sens m’a-t-il dit, pour mieux

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Ecouter ce qui vient

Admirer ce qui est

Goûter le moment présent

Sentir ce qui est bon ou non

Toucher la vraie vie, au-delà des théories et débats qui nous occupent tant de temps. Toucher ce qui est réellement palpable, là, présent à nous comme un présent à ouvrir.

Alors, « Je suis débordé donc je suis ? », ou « je choisis de suivre le lit de rivière de ma vie sans en déborder?  »

Puissions-nous tous trouver et garder la passion du travail sans y brûler nos ailes.

Muriel, à votre disposition pour vous y accompagner et entraîner.

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