Pour durer un amour… Un lit de promesse, entre amour et amitié

Le chemin de l’amour qui dure

A l’occasion du deuxième anniversaire de la publication de mon récit « un lit de promesse, entre amour et amitié« , j’ai écrit ce texte que je suis heureuse de vous offrir en partage.

Pour durer un amour, le savourer en silence et le goûter passionnément, le raconter chaque jour inlassablement et se taire dans ses bras, il a fallu beaucoup d’audaces et beaucoup de blessures, des enthousiasmes à voir se lever un matin nouveau, des déceptions à voir se coucher des soirs d’incompréhension.

Il a fallu se réjouir de beaucoup de différences qui complétaient nos failles et nos limites, et pleurer des différences qui résistaient à nos besoins et visions du monde.

Il a fallu croire ensemble à un monde meilleur à agir, habiter, défaire, refaire et continuer, et puis un monde à se reposer ensemble pour simplement l’accepter, en profiter, l’aimer comme il est.

Il a fallu vivre chacun de son côté de nouvelles aventures, de nouvelles rencontres et de nouveaux défis sans rompre l’alliance de son lit de promesse, et puis se nourrir de ces différences venues renforcer et bousculer le cocon d’un amour trop douillet.

Il a fallu se donner avant que d’être pris, parfois se refuser pour se protéger, puis repartager et nourrir des désirs communs, ou même s’aimer pour le simple plaisir de se dire que l’on s’aime encore.

Pour durer un amour il a fallu à chaque instant commencer et recommencer sans cesse le choc d’une rencontre entre deux pensées occupées et préoccupées par leurs soucis, leurs envies et leurs rêves, accepter de se laisser déranger dans sa bulle solitaire qui a besoin de tranquillité à ses heures, et besoin de quelqu’un à ses autres heures.

Pour durer un amour, trouver son harmonie et sa mélodie, il a fallu beaucoup de projets et de maisons en communs, de repas et de nuits en commun, d’enfants et d’amis en commun, de fêtes et de deuils en commun, il a fallu se polir avec ou sans politesse, se frotter sans trop se repousser, se câliner pour mieux se fondre l’un en l’autre, s’approcher sans se fusionner, s’enlacer sans se scotcher, se quitter pour mieux se retrouver, se retrouver pour mieux se quitter.

Il a fallu se battre et aussi attendre, beaucoup attendre et puis se battre à nouveau. Il a fallu s’encourager dans ses joies, et ne pas trop se décourager dans ses peines. Voir la vie en rose quand l’autre la voyait en noir, secouer les angoisses et les déprimes, ou parfois ne rien dire et rien faire d’autre que d’être là, de servir un bon repas chaud et de sourire encore pour témoigner qu’après la pluie vient le beau temps, et qu’au cœur de l’obscurité sourit toujours et encore un amour de lumière.

Pour durer un amour, en admirer étonné la paix et la simplicité, il a fallu trop souvent se compliquer la vie, et finalement s’apercevoir qu’à deux on peut la rendre simple, effroyablement et étonnamment simple.

Pour durer un amour, le garder vivant dans un monde qui le renouvelle, il a fallu s’engager beaucoup pour découvrir qu’on n’a pas besoin de grand-chose pour être heureux et partager ce bonheur aux autres.

Il a fallu éclairer sa mémoire et ses souvenirs, en garder la trace pour mieux tourner les pages de la vie qui est parfois plus belle qu’on ne le prétend, et plus dure qu’on ne le voudrait. Il a fallu choisir la résilience pour dépasser ses traumatismes, et ne pas nourrir les émotions et pensées négatives qui passent et repassent toujours plus souvent qu’on ne le voudrait.

Il a fallu accepter de ne plus lutter contre ce qui nous détruit, simplement écouter la musique de son cœur, et s’émerveiller encore des belles choses quand tout nous portait à broyer encore et encore la poussière de la terre et de la mort.

Les souvenirs et les regrets ne suffisent pas à faire un amour. Pour durer un amour, il a fallu en vivre l’histoire comme si c’était la plus belle au monde, et alors comprendre enfin que si la vie n’est pas facile, à deux on est plus fort, on va plus loin et plus profond, on est meilleur et toujours imparfait, on est amour et on est paix, pour qu’enfin on devienne grâce.

Pour durer un amour il a fallu le recevoir bien plus que de l’agiter, et s’étonner qu’un jour il faille si peu de choses pour durer un amour, alors qu’on s’est donné tant de mal et de jours et d’efforts pour être là, encore là et toujours là, à accueillir cet amour.

Pour durer un amour il a fallu croire en la grâce d’aimer, simplement croire pour déplacer des montagnes et se retrouver un matin assis à contempler le mouvement des vagues de la mer qui avance et qui recule, qui aime et fait du sur place en nous faisant tellement cheminer.

Aimer n’est pas facile et pourtant tellement simple…d’une simplicité qui demande beaucoup de temps pour durer un amour.

Muriel Rosset, auteur de un lit de promesse, entre amour et amitié, sorti en librairie il y a deux ans déjà… Merci à tous mes lecteurs, merci à vos partages et lettres.

PS : pour partager ce texte en tout ou partie, pensez à citer la source et l’auteure ! Merci d’avance.

Couverture du Livre Un lit de promesse, entre amour et amitié

 

 

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