Psychoéducation familiale des troubles borderline : Connexions Familiales en francophonie

Pourquoi, lorsque je parle de l’association francophone « Connexions familiales » de familles et psychiatres que je préside, me répond-on invariablement :

« ah bon, parce que borderline c’est une maladie ? Ce n’est pas juste quelqu’un d’un peu sur les bords, un peu limite ? D’ailleurs on est tous un peu limite quelque part, vous ne trouvez pas ? »

J’espère que mes articles répondront à un de nos objectifs : mieux faire connaître cette maladie psychique de tous, pour faire progresser sa prise en charge.

Connexions familiales, pour les troubles borderline

Article du 29/12/2017 publié par Muriel Rosset sur le Blog Management en Milieu de Santé où elle est auteure référente. Muriel est présidente de l’association francophone « Connexions familiales » pour la psychoéducation des proches et professionnels de malades borderline, la sensibilisation, information et recherche sur cette maladie.

Une 1ère en France en psychoéducation familiale des TPL (Troubles de la Personnalité Limite) : Connexions Familiales©

Muriel et sa fille handicapée psychique ont écrit à deux voix et quatre mains leur traversée. Leur récit  au titre provisoire « Borderline : témoignage d’une souffrance méconnue. Une mère et sa fille racontent  » est  en cours d’édition avec un éditeur franco belge qui l’a retenu comme sujet de société et d’actualité. 

Face au tsunami de la déraison, le fond du fond est toujours plus profond qu’il n’y parait, toujours plus solitaire qu’on ne le voudrait. Le temps soudain s’arrête dans toute sa densité, sa beauté parfois, sa noirceur souvent, sa contention hélas : contention blanche des médecins et de la médecine, depuis la chambre d’isolement à la contention chimique des médicaments, contention noire de la maladie et du gouffre qu’elle engendre.

Hélène et sa mère Muriel ont écrit séparément ce récit à deux voix, l’une avec ses mots brefs et percutants, l’autre comme on dessine un tableau impressionniste. Elles vous invitent aujourd’hui à vous asseoir à leur table. Pas pour souffrir avec elles. Pas pour essayer de comprendre l’inimaginable. Simplement pour goûter l’amour profond et mystérieux qui peut jaillir de tels instants malgré les bouleversements, les incohérences, et une mouvance permanente de sentiments qui pourront parfois vous donner le vertige.

Depuis 2017, l’article « Une 1ère en France en psychoéducation familiale des TPL (Troubles de la Personnalité Limite) : Connexions Familiales©” circule chaque jour dans des Unafam (Union Nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques), familles, hôpitaux et écoles qui la contactent de tous pays.

Un nouvel article publié sur le blog MMS propose d’explorer trois pistes afin d’améliorer la situation les malades, des proches et des intervenants qui les accompagnent,

 

  1. une meilleure connaissance et communication sur la maladie TPL borderline,
  2. les thérapies spécifiques :- thérapie basée sur la mentalisation
    – thérapie comportementale dialectique,
  3. la psychoéducation des familles -et professionnels- :
    objectifs,
    bénéfices,
    acteurs
    contenu.

 

 

CRITERES DIAGNOSTIQUES DU TROUBLE DE PERSONNALITÉ LIMITE :

  •         Efforts effrénés pour éviter les abandons réels ou imaginés
  •         Mode de relations interpersonnelles instables et intenses caractérisées par l’alternance entre des positions extrêmes d’idéalisation excessive et de dévalorisation
  •          Perturbation de l’identité : instabilité marquée et persistante de l’image ou de la notion de soi
  •          Impulsivité dans au moins deux domaines potentiellement dommageables pour le sujet (p.ex., dépenses, sexualité, toxicomanie, conduite automobile dangereuse, crises de boulimie)
  •          Répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires, ou d’automutilations
  •          Instabilité affective due à une réactivité marquée de l’humeur (p.ex., dysphorie épisodique intense, irritabilité ou anxiété durant habituellement quelques heures et rarement plus de quelques jours)
  •          Sentiment chronique de vide
  •          Colères intenses et inappropriées ou difficulté à contrôler sa colère (p.ex., fréquentes manifestations de mauvaise humeur, colère constante ou bagarres répétées)
  •          Survenue transitoire dans des situations de stress d’une idéation persécutoire ou de symptômes dissociatifs sévèresObjectifs de stabilisation pour le malade
  1. mieux réguler ses émotions et gérer efficacement ses pensées négatives, incluant les idées suicidaires,
  2. diminuer l’impulsivité, tolérer les moments de détresse en gérant efficacement les moments de crise,
  3. améliorer la qualité des relations interpersonnelles,
  4. améliorer la qualité des moments vécus, du fonctionnement global et de la qualité de vie.